l’ENTREE A CUBA
5 04 2012Depuis le début de notre aventure, CUBA a toujours été notre objectif. Nous voullions absolument découvrir quelque chose de différent. Croyez moi, on a été servi.
Nous quittons donc LUPERON et la REPUBLIQUE DOMINICAINE le 4/04 à 12h30 aidés par Olivier qui nous indique le chemin à suivre dans la mangrove. Encore une fois, notre tirant d’eau est important et nous oblige a une certaine vigilance sur les hauts fonds.
En navigation pendant la nuit, alors que les fonds marins sont à plus de 3000m de profondeur …je m’aperçois que ma pompe de cale fonctionne de façon continue depuis 15mn. Que ce passa-t-til?
Après une inspection des fonds du bateau, RAS ,Bizarre…J’ouvre le capot de la cale moteur en pleine nuit, et là, grande désolation quand je trouve ma cale inondée par 30cm d’eau .
Ah, KOIK CHE CHO? De l’eau douce ou de l’eau de mer? Je goute, il s’agit bien d’eau de mer .Bizarre, nous n’avons rien heurté …Immédiatement je coupe la vanne, ce qui veut dire, que l’on ne peut plus utiliser le moteur ( Heureusement que nous sommes sous voiles et qu’il y a du vent ). Hugo réveillé en pleine nuit constate le désastre. On va couler ?
Mais non ne t’en fait pas. Une fois la vanne d’eau de mer coupée, la pompe vide la cale en 10mn. Je réparerais une fois au mouillage. Il s’agit en fait d’une durite d’alimentation en eau de mer du moteur, qui s’est déboitée. Le serflex a bougé avec les vibrations sans doute.
Aprés cette petite mésaventure, nous arrivons sur INAGUA ISLAND aux BAHAMAS, où nous faisons une pause.Nous trouvons sur INAGUA une petite flotte de bateaux haitiens chargés de vivres et de matériaux usagés récupérés. La Misère…Nous accostons notre annexe à leur embarcation qui fait peine à voir . Chargés de sacs de ciment, vieilles portes , pneus, le tout chargé sur des bateaux de fortune sans confort, sans moteur…avec des voiles de récupération, et avec pour seule nourriture quelques poissons séchés à même le pont . Impressionnant quand on voit le confort que nous avons à bord.
Le 5/04/2012, nous arrivons enfin à CUBA et plus précisément à PUERTO DE VITA ( l’un des ports officiels pour la clearance )
Encore une fois, il s’agit d’un port au fin fond d’une mangrove, on se tanke deux fois, c’est à dire que l’on reste posé en plein milieu du chenal. le moteur n’y fait rien, nous sommes contraints à entendre la marée, dans deux heures on verra bien…
Je lance plusieurs appels à la VHF pour prévenir les autorités de notre arrivée.
« This is GUMA for the marina de Puerto Vita, ETA 30minutes, OVER » la réponse ne se fait pas attendre; » This marina de Vita. Nobody sick on board? »
Quelle question? biensûr qu’on est pas malade, en pleine forme Msieur, et super content d’être au pays de FIDEL.
On nous informe qu’il nous faut passer une nuit en quarantaine au mouillage et que nous ne sommes pas autorisés à entrer dans la marina aujourd’hui. Bien Msieur.
Le lendemain, un petit bateau civil vient à notre rencontre et nous prie de rentrer au port pour les formalités d’usage.
On s’amarre au ponton, et commence le défilé des autorités à bord.
Tout d’abord la douane avec leur springer qui renifle partout, l’immigration, le médecin qui inspecte notre trousse à pharmacie, et nous demande de mettre à l’abris la morphine que nous avons à bord, puis le harbour master . Bref tout va bien, nous sommes autorisés à poser le pied sur le sol cubain.On quitte le drapeau jaune « Q » et on hisse notre drapeau de courtoisie .




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